STRONGHOLD
CRUSADER
Simulation de
châteaux forts et de croisades pour tous joueurs

Notes techniques
:
Genre :
Stratégie/Gestion
Thème : Moyen-Âge,
Orient
Autre titre : Crusader
Développeur : Firefly Studios
(Angleterre)
Éditeur : Gathering
Textes : français
Voix : françaises
Public : tout public
Difficulté : moyenne
Date de sortie : 27 septembre
2002
Stronghold Crusader est donc une extension
stand-alone pour Stronghold, le fameux jeu qui mettait en
scène sièges et développement de
châteaux forts. Mais cette fois-ci, adieu les mornes
provinces de l'Europe occidentale et bonjour le désert.
Crusader vous transporte effectivement au temps des croisades, vous
savez, à l'époque de Saladin et de Richard Cœur
de Lion. Si de prime abord ce changement ne devrait pas trop avoir
de conséquences sur le gameplay, nous allons voir qu'il n'en
est rien. Mais avant, voyons un peu ce que nous propose
Crusader...
Premièrement, la campagne solo : il
est possible d'en vivre quatre différentes, chacune
étant divisées en cinq missions. Chaque
"mini-campagne" est tournée vers un côté
spécifique du gameplay. Celle qui vous fait revivre la
première croisade est plutôt orientée gestion.
Celle qui vous place aux commandes des armées de Saladin est
purement offensive : il s'agira toujours d'attaquer une forteresse.
La troisième est orientée combat (et donc
défense de château) et la dernière est un genre
de melting-pot.
Ces vingt missions au total ne sont pas
très compliquées mais parfois ardues et demanderont
une certaines maîtrise des nouveau éléments de
jeu. Un point positif est que l'on peut commencer toutes les
campagnes en même temps : il ne faut pas en finir une pour
débloquer la suivante, elles sont toutes accessibles au
début, ce qui permet de varier les plaisirs.
On a ensuite le mode Crusader, très
long. Il existe deux tableaux, le premiers comportant 50 cartes et
le second 30. On exécute les missions une par une pour
arriver à la dernière. Chaque mission dure entre une
et deux heures. L'objectif est toujours le même : tuer tous
les adversaires. En effet, on se retrouve sur une grande carte,
avec son château à construire et à
défendre, avec à côté les ennemis ou
alliés. Certaines cartes sont particulièrement
retorses, par exemple quand les joueurs sont disposés aux
quatre coins et que les ressources se situent en plein milieu. En
fait, ce mode de jeu ressemble à un deathmatch très
long en solo. Le principal reproche qu'on pourrait lui faire est
qu'il est très répétitif : chaque mission
ressemble beaucoup à la précédente. Mais le
charme opère et il est difficile de
décrocher.
Voyons maintenant les quelques nouveautés apportées
par Crusader... Je dis "quelques" car effectivement elles ne sont
pas légion. On a donc de nouvelles unités, produites
à partir du camp des mercenaires. Elles ont la
particularité de ne nécessiter aucune arme, mais
coûtent très cher. Il est ainsi possible de former des
archers arabes, des esclaves (de la chair à canon bon
marché armée de flambeaux idéale pour cramer
l'économie adverse), des frondeurs (mortels en très
grand nombre), des spadassins arabes un chouïa moins puissant
que leurs homologues européens, des archers montés
(très rapides, il peuvent aussi monter sur les remparts),
des assassins assez puissants et invisibles, qui peuvent escalader
les remparts avec leur grappin, et enfin des lanceurs de feu, qui,
placés en hauteur, massacreront l'armée ennemie dans
un gigantesque brasier. Ces derniers sont réellement
capables de stopper une armée entière s'ils sont bien
placés. Enfin, on notera l'apparition des balistes
incendiaires, que l'on manie comme des catapultes et qui sont elles
aussi capables de foutre le feu aux bâtiments (d'où
leur nom comme vous l'aurez finement remarqué).
Ces nouvelles unités sont le plus
gros apport de Crusader. Mais on remarquera également
d'autres petites modifications, ainsi les palissades en bois
très rustiques de l'opus original cèdent leur place
à des murs en pierre deux fois plus bas, ce qui permet de
former une forteresse très rapidement et pour un moindre
coût autour de son donjon. Les tours de gardes font aussi
leur apparition : peu épaisses, rondes mais très
hautes (et sûrement inspirées des minarets), elles
peuvent accueillir cinq archers au maximum et sont idéales
pour cribler de flèches enflammées les
premières invasions.
Autres nouveautés, et pas des
moindres, certains bâtiments se sont vus faire relooker la
face !! Effectivement cet apport notable modifie
profondément l'expérience de jeu et procure un
incroyable sentiment de... Euh non je déconne. Cela dit,
cela accorde bien les structures au milieu. Les fortifications
passent du gris morose au jaune de Damas par exemple. Enfin bon
cela égaie et change un peu quoi.
Alors après, on peut bien sûr
parler des toutes petites modifications, comme les cages à
chiens qui n'attaquent que les ennemis et qui s'ouvrent
automatiquement, pour qu'ensuite, leur sanglantes besogne
achevée, les molosses retournent dans leur abri; ou les
visages des gens que l'on interroge sur l'interface devenus
colorés, ou les unités qui ne vont pas toutes
à la même vitesse lorsqu'on sélectionne
plusieurs groupes différents, mais je ne m'étendrai
pas sur le sujet.
A part ça, le gameplay de Stronghold ne change guère.
Il s'agit toujours de construire un gros château, de le
défendre en plaçant de grosses tours bourrées
d'archers, de bien faire tourner l'économie, de martyriser
son peuple à envie. La meilleure des tactiques militaire est
bien souvent d'envoyer le plus de troupes. Finalement, le plus gros
changement vient du fait que dans le désert, il y a moins de
terres cultivables, moins d'arbres parfois, et donc il est souvent
très difficile de démarrer une chaîne de
production, en particulier celle de la nourriture (de plus on ne
peut plus construire de poste de chasse).
Notons tout de même les magnifiques
musiques aux thèmes orientaux, qui mettent bien dans
l'ambiance.
Niveau reproche, pas grand-chose à
dire, si ce n'est les voix françaises toujours aussi nazes
et le moteur graphique 2D vieillot et parfois bizarre. Mais il sait
toutefois faire plaisir : voir une charge de trente chevaliers
croisés, brandissant leurs lances et faisant tournoyer leurs
épées face à quatre lanciers apeurés,
le tout sous les palmiers aux feuilles ondulantes, fait toujours
son petit effet.
Au final, Stronghold Crusader est une excellente extension
(stand-alone, je le rappelle) à la durée de vie
considérable. L'ambiance est excellente (même si trop
barbare à mon goût, je préfère les
mornes vallées de l'Europe). Les sables brûlants, les
feux rougeoyants, les armées d'infidèles qui marchent
vers les forteresses imprenables, tout cela est génial, non
? Reste qu'on aurait voulu plus de nouveautés et que
l'aspect gestion a été diminué par rapport au
Stronghold original.
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Les plus
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Les moins
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- - ambiance et musiques
- - nouvelles unités
- - 5 campagnes solos
différentes
- - mode multijoueur
remanié
- - mode Crusader
passionnant...
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- - assez peu de
nouveautés
- - un peu trop guerrier
- - parfois difficile
- - voix françaises
- - ... mais trop
répétitif
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Notes
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Commentaires
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Design
17/20
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Les graphismes sont assez jolis et les
couleurs variées. On ne peut pas vraiment en dire autant des
cartes, à part sur le côté
topologique.
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Ambiance
16/20
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Ambiance arabisante très
réussie.
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Bande-son
17/20
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De belles musiques, mais les voix
françaises sont carrément pourries (elles n'ont pas
changé). Les voix des mercenaires arabes sont
sympas.
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Gameplay
17/20
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Presque identique à Stronghold.
Construction, gestion, défense et attaque de châteaux
forts dans le désert au milieu d'incendies
dévastateurs.
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Maniabilité
17/20
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Rien à dire, l'interface est
très pratique, tout se fait à la souris et tout est
clair et net.
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Scénario
15/20
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Un peu mieux que Stronghold car plus
varié, mais les missions n'ont pas réellement de lien
entre elles, il s'agit uniquement de conquête
militaire.
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Technique
13/20
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Le moteur 2D vieillit et le placement des
murailles n'est pas toujours évident ni
réussi.
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Durée de vie
18/20
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Le mode Crusader est très long,
sans compter la création de scénarios et le
multijoueur.
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Accessibilité
16/20
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Pas trop compliqué, Crusader est
néanmoins parfois ardu.
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Note finale
17/20
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Si vous avez aimé
Stronghold, vous aimerez Crusader pour les mêmes raisons. En
revanche, vous regretterez les nouveautés finalement assez
peu nombreuses.
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Commentaires