Notes
techniques:
Genre: FPS
Thème: guerre de gangs, époque contemporaine
Autres titres: Kingpin
Développeur: Xatrix
Éditeur: Interplay
Textes: anglais
Voix: françaises
Public: mature
Difficulté : moyenne
Support : PC

Kingpin Life of Crime vous emmène dans Radio City, une grande ville américaine située dans époque contemporaine mâtinée de rétro-futurisme (armes telles que le lance-flammes, atmosphère un rien cyberpunk) et d'ambiance années 30 (Tommy Gun, voitures, etc.). La cité, totalement infestée des pires malfrats qui puissent exister, est déchirée par les guerres de gangs, les explosions de violence le tout au milieu de ruelles crades.

Le but du jeu est simple : vous incarnez Thug, tabassé dans
une ruelle sordide par le second de votre gang, Nicki, vous
êtes bien décidé à vous venger, à
former votre propre clan et à prendre le pouvoir dans cette
ville corrompue. vous devrez pour cela tuer le Kingpin (le
Caïd).Concrètement, Kingpin est un FPS utilisant le
moteur de Quake II (à sa sortie le jeu était l'un des
plus poussés techniquement). Vous passerez la plupart de
votre temps à dégommer des gangsters au fusil
à pompe ou à la sulfateuse. Mais ne pensez pas tout
le temps foncer tête baissée dans les bandes de
criminels votre arme à la main. En effet, la
difficulté est assez élevée et vous devrez
échafauder des stratégies afin de survivre, car le
soft se veut assez réaliste et les armes tuent rapidement.
Cet aspect du jeu très "survival" est d'ailleurs très
poussé dans le premier niveau, où vous
démarrez avec seulement une barre à mine, moins des
trois-quarts de votre vie et seul. Il vous faudra donc ruser,
cacher votre arme et partir à la recherche d'un calibre, de
munitions et d'argent. On regrette d'ailleurs que ce soit
véritablement le seul niveau de ce type, les autres
étant beaucoup plus axés FPS bourrin (si vous
souhaitez profiter pleinement du jeu, jouez en mode hard, aini
l'argent vous servira vraiment ) quelque chose et vous ne finirez
pas le jeu en deux jours).
Dans Kingpin, chacun, le joueur y compris, est prêt à se battre jusqu'à la mort pour une poignée de dollars. Les billets peuvent être trouvés sur les cadavres de vos ennemis, dans des coffres-forts ou des endroits secrets. Les dollars sont essentiels à la progression du jeu : il permettent d'acheter des armes, des munitions, d'entrer dans les bars et clubs pour chercher du boulot et engager des gangsters.

Car l'un des côtés jouissifs de Kingpin est aussi la
possibilité de former son propre gang. Il suffit de trouver
quelques gros bras qui traînent dehors et de les acheter pour
une vingtaine de dollars. Ils combattront alors à vos
côtés, et certains ont même des capacités
spéciales comme forcer une serrure ou un
coffre-fort.

Mais il est impossible de parler de Kingpin sans toucher mot
à son caractère ultra-violent et grossier. Le gore
n'atteint pas le niveau de Soldier of Fortune, mais les ennemis
peuvent être salement amochés, après un combat
leur corps dégouline de sang, est troué de partout et
leur visage tuméfié. Mais tous les personnages sont
également très bavards : ils vous insulteront des
tout et n'importe quoi dès que vous les embêterez un
peu trop. Je n'ai jamais vu dans un jeu vidéo une telle
débauche de salacité. Le héros à
d'ailleurs lui aussi un vocabulaire de chartier, il faut bien leur
rendre la monnaie de la pièce. on peut ainsi insulter
n'importe qui, avec les conséquences que ça
implique.

L'ambiance de Kingpin est très sombre et urbaine, comme vous
avez pu le constater en regardant les screenshots. En effet, les
rues sont crades et infectes, parsemées de cannettes, de
journaux et de détritus. Les bâtiments sont sales et
les murs délavés, tout est rouillé ou
cassé. Des néons aux murs signalent les bars
où la racaille se regroupe. Le jeu permet de visiter
plusieurs quartier de la ville, cela commence par des
entrepôts, puis par une ballade dans les égouts, la
banlieue, des usines, les docks, un bateau, une zone industrielle,
un train, le métro, le centre-ville et pour finir chez le
Kingpin, dans un gratte-ciel.
Les niveaux sont réellement magnifiques, dans leur genre
bien sur, on a vraiment l'impression d'évoluer dans une
ville pourrie, et on a le sentiment d'y être enfermé.
Idem pour les personnages, véritables archétypes des
gangsters (obèses, tatoués, baraqués,
grossiers...)

Pour améliorer votre arsenal, vous trouverez dans chaque
niveau un Pawn-O-Matic, une armurerie dans laquelle vous pourrez
acheter armes, munitions, modifications, trousses de soins et
armures, car les items sont assez rares dans les rues. Les armes
sont d'ailleurs très bien faîtes, un peu classiques
mais leur design les rend plus "grunge", elles sont
rouillées, rafistolées, font des bons gros
bruits...

Dernier (et excellent) point sur Kingpin, les musiques, bien
qu'elles soit peu présentes et parfois
légèrement répétitives, elles collent
vraiment bien à l'ambiance du jeu. Normal, la bande-son est
signée Cypress Hill et est tirée de l'album IV
(1998). On a donc quelque chose d'assez glauque et sombre,
exactement dans le ton de Kingpin.
Mais tout n'est pas rose dans Kingpin (bon, en fait, rien n'est
rose dans ce jeu). Enfin il subsiste quelques imperfections, quoi.
Comme le nombre de gangsters enrôlables limité
à 2, c'est un peu court jeune homme. On aurait aimé
recréer de véritables guerre des gangs avec au moins
10 mecs dans notre bande, un peu comme dans Freedom Fighters. Le
jeu est parfois assez difficile, mais jamais insurmontable, et
ça allonge bien la durée de vie. les personnages ont
parfois l'ai un peu "liquides".
Mais globalement, Kingpin a tout pour lui, ce qui lui permet
d'être pour moi le MEILLEUR FPS de tous les temps.
Oui.
03/06/2006
| Les plus | Les moins |
|
- une
ambiance fantastique - la musique de Cypress Hill - no censure |
- pas
assez de musiques différentes - on voudrait que ça soit beaucoup plus long - difficile à obtenir en version non censurée |
| Notes | Commentaires |
|
Design 19/20 |
Des univers urbains glauques à souhait. Les personnages sont parfaitement modélisés. L'ambiance change carrément à chaque niveau : port, gare, métro, ruelles... Les décors sont magnifiques et fourmillent de détails. |
| Ambiance 19/20 | L'atmosphère est ultra glauque, ultra gangsta, ultra gore et ultra urbaine. Un chef-d'oeuvre de ce point de vue. |
| Bande-son 19/20 | La musique de Cypress Hill, bien qu'elle n'ait pas été composée pour le jeu, colle parfaitement à l'atmosphère sombre du jeu. Elles existent en deux versions : en instrumentales et avec paroles. Et en Explicit Lyrics, s'il vous plaît. Les bruitages sont merveilleux et les voix toutes traduites en français et non censurées contrairement à la version US. |
| Gameplay 16/20 | ZQSD pour bouger, espace pour sauter et la souris pour mitrailler à tout va. La recette n'avait pas changé en 99, ni aujourd'hui d'ailleurs. Quelques plus comme la gestion des gangsters et de l'argent. |
| Maniabilité 18/20 | C'est aussi maniable qu'un Quake III ou que n'importe lequel des FPS basiques, c'est à dire que c'est on ne peut plus facile à manier. Après, réussir à survivre au coeur de la jungle urbaine de Radio City est une autre histoire. |
| Scénario 14/20 | Le truc classique du gangster qui veut se venger de son organisation jusqu'à buter le Big Boss (pas Snake). Mais ça fait parfaitement l'affaire pour un Doom-Like. |
| Technique 16/20 |
Véritable chef-d'oeuvre technique pour
l'époque, Kingpin a vieilli mais il reste magnifique
malgré un cubisme certain. Mais personnellement je
préfère le cubisme de Kingpin à celui de
Picasso. |
| Durée de vie 16/20 | Un jeu un peu court, mais tellement bon qu'on le recommencerait à l'infini. |
| Accessibilité 14/20 | Sûrement le jeu le plus grossier sorti en France, un chouïa moins gore que Soldier of Fortune. Ça ne vous filera pas une crise cardiaque, mais mieux vaut ne pas trop y laisser jouer votre petit frère de six ans. Il pourrait y découvrir certaines choses qu'il ne faudrait pas qu'il découvre (dixit Famille de France). |
| Note finale 19/20 | Vous n'avez toujours pas compris ? Kingpin est le meilleur FPS du monde !! Et c'est bien dommage car il est désormais introuvable. Sauf sur la mule, mais chut, ce serait vous inciter à d'illégales pratiques... |

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